On peut bien dire qu'aujourd'hui, le soldat radio-télégraphiste
est aussi indispensable que le fantassin ou l'artilleur
Ses appareils fonctionnent, c'est le bon ordre qui règne aux armées; font-ils au
contraire défaut, ce sont la désorganisation et les fausses ou imprudentes manoeuvres
qui surgissent. Aussi, quelle responsabilité que la sienne !
Le soldat radio-télégraphiste ? " Il est plus un technicien qu'un combattant", écrit
un officier belge. "Il ne combat qu'exceptionnellement. Mais ses nerfs sont mis à
rude épreuve, sous les obus et la mitraille Coûte que coûte, il faut qu'il demeure
à son poste. Il faut que ceux qui combattent soient constamment reliés entre eux
et renseignés. La moindre défaillance du radio-télégraphiste et de ses appareils
peut avoir des effets désastreux ."
Lourdes responsabilités, on le voit, que celles du radio-télégraphiste. Mais aussi
que de conscience et d'audace raisonnée dans l'accomplissement de sa mission: " Les
radio-télégraphistes qui se déplacent sur le théâtre des opérations par toutes petites
équipes ne connaissent guère l'exaltation du coude à coude, ni le réconfort des actions
en masse où les plus valeureux entraînent les plus faibles. Ils opèrent silencieusement,
modestement, obscurément. En accomplissant leur tâche ardue, souvent ingrate, mais
toujours si nécessaire, ils font penser aux accessoiristes de théâtre, qui ne paraissent
jamais sur la scène, lorsque le rideau est levé, mais sans lesquels, cependant, la
pièce ne saurait être jouée ! "
(extrait de presse d'époque)